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<title>Last posts on élections israéliennes</title>
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<updated>2026-11-08T00:44:20+01:00</updated>
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<name>Ratatosk</name>
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<title>Midterms 2026 et élections en Israël</title>
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<updated>2026-11-07T20:08:37+01:00</updated>
<published>2026-11-07T20:08:37+01:00</published>
<summary>          Midterms 2026 et élections en Israël      par Alexandre Douguine...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6709007&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/2995896472.jpg&quot; alt=&quot;Baz-Ratner-_-Reuters.jpg&quot; width=&quot;647&quot; height=&quot;453&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-family: arial black, sans-serif; font-size: 24pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Midterms 2026 et élections en Israël&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial black, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;par Alexandre Douguine&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’Amérique est une fois de plus entre les mains des démocrates. Dès lors, malgré l’échec honteux de Trump dans l’accomplissement de sa propre mission historique — car il était le dernier espoir de toutes les couches conservatrices, en Amérique comme en Europe et dans le monde entier; après tout, il aurait pu accepter un monde multipolaire, mais non ! —, tout repose encore sur lui. Son sionisme, son sionisme chrétien, Bibi et ses propres faiblesses politiques l’ont entraîné dans ces aventures qui ont réduit à néant ses débuts prometteurs. Et pourtant, c’est précisément lui qui empêche encore le monde de sombrer définitivement.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Même un tel Trump — un Trump boiteux, un demi-Trump, un Trump tronqué, un « canard boiteux », comme on appelle les présidents américains après qu'ils ont perdu les élections de mi-mandat — reste, pour l’instant, celui sur qui repose l’équilibre mondial. Cette paix fragile repose sur une personne aussi peu fiable et aussi contradictoire que Trump. Et cela rend la situation extrêmement tendue — pour les Européens, pour les Américains et pour nous.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Présentateur : &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Le 27 octobre, des élections législatives ont eu lieu en Israël. Le Likoud, dirigé par Benjamin Netanyahou, a obtenu 27 sièges sur 120, tandis que le principal bloc d’opposition le talonne avec 21 sièges. Au vu de ces chiffres, Netanyahou ne dispose pas encore d’une majorité stable lui permettant de constituer un gouvernement de plein exercice; la situation ressemble à une nouvelle impasse politique extrêmement difficile à dénouer. Que va-t-il se passer maintenant en Israël? Cela signifie-t-il que l’ère historique de Netanyahou touche enfin à sa fin?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6709008&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/778001219.JPG&quot; alt=&quot;2026-10-15t085547z-486377542-rc2k3oa3trji-rtrmadp-3-israel-election-eisenkot.JPG&quot; width=&quot;260&quot; height=&quot;173&quot; /&gt;Alexandre Douguine : Remarquez : Netanyahou a gagné, en obtenant un peu plus de sièges, et son principal adversaire — lui aussi sioniste, Gadi Eisenkot (photo) — en a recueilli un peu moins. Mais, sur le fond, leurs politiques sont très semblables. La seule différence est qu’Eisenkot a critiqué Trump pour son ultraradicalisme: il estime que cette politique eschatologique de création par la force d’un «Grand Israël» est prématurée, tandis que Netanyahou considère que le moment présent est précisément le plus propice. C’est là leur principal désaccord. Il y a aussi le différend sur l’incorporation des religieux orthodoxes dans l’armée: Netanyahou y est opposé, Eisenkot y est favorable; ce dernier se présente comme un responsable politique plus laïque et nationaliste.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais le plus important est ailleurs: les partis arabes — la « Liste unifiée » et Ra’am — ont obtenu ensemble environ 19% des voix aux élections. Et ce poids électoral donne théoriquement à Gadi Eisenkot la possibilité de former un gouvernement. Pour cela, il devra bien entendu transiger sur certains dogmes sionistes et conclure une alliance avec les Arabes afin de devenir Premier ministre.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si cela se produit, nous assisterons à des changements radicaux, tant en Israël même qu’en Amérique, car toute la logique des actions à venir sera profondément remaniée. Gadi Eisenkot n’est ni un pacifiste de gauche ni un démocrate libéral. C’est un sioniste agressif, qui ne le cède en rien à Netanyahou, mais sans cette dimension extrémiste et eschatologique. Il est plus laïque, plus lucide et plus pragmatique.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6709014&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/946564141.jpg&quot; alt=&quot;1793297868883-37e1e195871aae42.jpg&quot; width=&quot;496&quot; height=&quot;620&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;S’il forme une coalition avec la liste arabe — ce contre quoi une partie de la droite, notamment Lieberman, s’élève déjà —, Netanyahou est fini. Et c’est une affaire d’une gravité extrême. Cela aura des répercussions sur le monde entier, car Netanyahou est le principal moteur de l’escalade. Tout ce que fait Netanyahou est directement lié à l’attente de l’arrivée imminente du Messie, à l’édification d’un «Grand Israël», au génocide des Palestiniens et à la destruction du monde arabe. Il s’agit d’un scénario extrêmement radical autour duquel s’est construite une part importante de la politique étrangère américaine, puisque Netanyahou tente désespérément d’entraîner Trump dans une frappe nucléaire contre l’Iran.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si Eisenkot consolide sa position, forme une coalition et devient un Premier ministre légitime, la situation évoluera sensiblement vers la désescalade — ou, du moins, ce projet eschatologique ultraradical sera reporté.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Différentes configurations restent toutefois possibles. D’un côté, les Arabes font savoir qu’ils sont prêts au dialogue, tout comme Eisenkot. De l’autre, on ne peut exclure qu’une partie de l’aile droite de Bibi — par exemple le parti religieux Shas, qui hésite constamment — décide de rallier Eisenkot, auquel cas celui-ci disposera de suffisamment de voix provenant uniquement des partis juifs. Une telle éventualité est peu probable, mais elle ne peut être exclue.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une troisième possibilité serait que tout se bloque, qu’aucune coalition ne se forme, que Netanyahou continue, par inertie, d’assurer l’intérim à la tête du gouvernement et que de nouvelles élections soient convoquées. Mais personne ne souhaite cela en Israël. L’immense majorité tend à considérer qu’une alliance entre Eisenkot et le bloc arabe constitue une véritable issue, aussi bien pour les sionistes modérés que pour les partisans d’un scénario moins radical.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il n’existe plus de courant démocratique ou de gauche en Israël; les analystes sont unanimes: il n’y subsiste que différentes formes d’un ultranationalisme assez dur. Mais, même dans ce contexte, Netanyahou représente le pôle le plus radical, absolument extrémiste. L’idée de faire sauter la mosquée Al-Aqsa, de s’emparer de Damas, de bâtir un «Israël d’une mer à l’autre» dans l’attente du Messie et de l’arrivée imminente du «roi des Juifs» — dont Netanyahou se considère sincèrement comme le précurseur —, c’est trop, même pour une société israélienne enfiévrée et ancrée à l’extrême droite.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6709015&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/1975872215.jpg&quot; alt=&quot;imanetmessges.jpg&quot; width=&quot;423&quot; height=&quot;529&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une question fondamentale est donc en train de se trancher là-bas, et son issue aura inévitablement des répercussions sur le monde entier, compte tenu de l’influence colossale de ces forces sur la scène mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Présentateur : &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Si Eisenkot franchit effectivement ce pas et forme un gouvernement, quelle sera la position d’Israël sur le front iranien? En quoi les approches de Netanyahou et de son adversaire diffèrent-elles concrètement sur le plan militaire?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alexandre Douguine : La ligne directrice d’Eisenkot est que Netanyahou a commis une erreur fatale en déclenchant cette guerre. En conséquence, Eisenkot sera enclin non pas tant à retirer entièrement la question iranienne de l’ordre du jour qu’à en atténuer considérablement l’intensité. Si les Iraniens ne provoquent pas une nouvelle escalade — et ils s’en abstiendront très probablement, puisqu’ils conduisent leur politique étrangère avec une extrême rationalité —, on peut alors raisonnablement s’attendre à une désescalade.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cela serait également extrêmement bénéfique pour les Américains et constituerait une véritable bouée de sauvetage pour Trump.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Voyez-vous, toute la logique de Netanyahou repose sur l’attente que le Messie se manifeste devant eux à cet instant précis. Si le Messie n’apparaît pas au cœur de cette situation critique et eschatologique, alors tout leur édifice commence à s’effondrer, et tout aura été vain. Voilà pourquoi ils se retrouvent dans une impasse désespérée. Je suis convaincu que la seule et dernière chance de Netanyahou de se maintenir au pouvoir est de persuader à tout prix Trump de lancer une frappe nucléaire contre l’Iran. Ce scénario est toujours sur la table ; il demeure d’actualité. Et s’il se réalise, ce sera une catastrophe absolue, colossale — avant tout pour Israël lui-même.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Ratatosk</name>
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<title>Israël: rien de nouveau sous le soleil!</title>
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<updated>2013-02-18T00:05:00+01:00</updated>
<published>2013-02-18T00:05:00+01:00</published>
<summary>       Bernhard TOMASCHITZ:        Israël: rien de nouveau sous le soleil!...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3976400&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1997890260.jpg&quot; alt=&quot;Netanjahu_Israel_Wahlen_rtr.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0; font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang=&quot;NL&quot;&gt;Bernhard TOMASCHITZ:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: xx-large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang=&quot;NL&quot;&gt;Israël: rien de nouveau sous le soleil!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang=&quot;NL&quot;&gt;Les élections pour la Knesset ont certes donné une nouvelle composition au parlement israélien mais la politique dure à l’égard des Palestiniens se maintiendra inexorablement&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Benjamin Netanyahou est resté premier ministre en Israël après les élections du 22 janvier dernier.Ce n’est pas étonnant car tous prévoyaient, avant le verdict des urnes, la victoire de la coalition regroupant son parti, le Likoud, et les nationalistes de “Israel Beitanu” (Notre Maison Israël), menés par l’ancien ministre des affaires étrangères Avigor Liebermann. Ce qui est plus surprenant toutefois, ce sont les mauvais résultats de cette coalition: elle n’obtient que 31 sièges à la Knesset, soit onze de moins que lors de la législation précédente. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;La seconde surprise nous a été fournie par Yair Lapid du parti libéral “Il y a un avenir”. Cet ancien modérateur de débats à la télévision avait lancé un mouvement nouveau et vient de glaner d’un coup 19 mandats, ce qui lui donne la deuxième place, avant le parti travailliste (15 sièges). La quatrième place est désormais occupée par Naftali Bennet, leader d’un mouvement ultra-sioniste, “Foyer Juif”, qui a obtenu douze sièges. Dans la nouvelle assemblée du Knesset, où plus de dix partis sont représentés, les droites, toutes nuances confondues, disposent de 61 mandats, ce qui ne leur donne qu’un très faible avantage: un seul siège en plus de la majorité sur les 120 sièges que compte le parlement israélien. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;On ne sait pas encore trop bien à quoi ressemblera le nouveau gouvernement israélien. Mais une chose est sûre: la politique qui sera suivie dans l’avenir ne sera guère différente, surtout face aux Palestiniens. Lors de la campagne électorale, la thématique du “processus de paix” n’a été évoquée que de manière fort marginale, tandis que les problèmes sociaux qui frappent très durement la classe moyenne israélienne (coût de la vie sans cesse croissant, diminution drastique de l’offre en logements bon marché, fossé de plus en plus profond entre riches et pauvres, etc.) ont été à l’avant-plan. Lapid va devoir trouver des solutions, car c’est lui le candidat qui avait, plus que tout autre candidat, soulevé les problèmes sociaux pendant la campagne électorale; il n’exclut pas de former une coalition avec Netanyahou. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;L’ancien et nouveau premier ministre poursuivra donc sa politique intransigeante face aux Palestiniens et, au pire, la durcira encore davantage. Pendant la campagne électorale, il avait donné son assentiment à la construction, illégale aux yeux du droit international, de colonies juives sur la rive occidentale du Jourdain, toujours occupée par l’armée israélienne. Dans un entretien accordé au quotidien “Maariv”, un journaliste lui demandait s’il pouvait promettre qu’aucune de ces colonies ne serait dissoute pendant les quatre ans à venir: Netanyahou a répondu sans hésitation et sans circonlocutions inutiles: “oui”. Cette affirmation impavide n’a pas trop rapporté de voix à Netanyahou, comme le montrent les succès de Bennet, jadis l’un de ses plus proches collaborateurs. Bennet a surtout engrangé des voix auprès des colons; pire: dans douze colonies juives de Cisjordanie, le Likoud a obtenu moins de voix qu’il n’a eu de membres jadis. Un membre du Likoud, Barak Herscowitz s’en plaint: “Depuis des années déjà, ce problème existe: les colons adhèrent au Likoud mais ne votent pas pour lui. Ce qu’il font n’est pas illégal mais ils prennent avantage d’une faille du système pour gagner en puissance et en influence en Israël”. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Pour que les électeurs traditionnels du Likoud ne passent pas en masse au “Foyer Juif” de Bennet ou à d’autres formations ultra-sionistes, Netanyahou sera obligé de pratiquer une politique très dure à l’endroit des Palestiniens. Par ricochet, ce durcissement prévisible entraînera de nouvelles tensions dans les relations, déjà fort refroidies, entre les Etats-Unis d’Obama et Israël. Washington, en effet, insiste pour que reprennent les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens et réclame à Tel Aviv qu’il soit mis fin à la construction de colonies en Cisjordanie, afin de créer de bonnes conditions pour un dialogue. L’Américain Robert Serry, coordinateur extraordinaire du processus de paix au Proche-Orient: “Si Israël prend au sérieux la solution dite des deux Etats, il doit reconnaître les effets négatifs d’une poursuite des constructions de colonies. Le sérieux des positions palestiniennes se manifestera si les Palestiniens s’abstiendront de lancer des actions à l’échelle internationale (ndlr: cet automne, la Palestine aura un statut d’observateur à l’ONU) quand commenceront les négociations”. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Mais Netanyahou, un faucon partisan de la ligne dure, ne cédera pas aux désirs de Washington. Finalement, la colonisation du territoire cisjordanien par les colons sionistes est un fait accompli. Les murs et les barrages routiers israéliens ont transformé le territoire palestinien en un tapis mité. Dans plus de 200 colonies vivent plus de 300.000 citoyens israéliens dans un pays qui, finalement, demeure occupé. Une organisation israélienne qui défend les droits de l’homme et qui s’appelle “B’Tselem” (= “Centre israélien d’information sur les droits de l’homme dans les territoires occupés”) ne ménage pas ses critiques à l’encontre de l’”unique démocratie” du Proche Orient: “Le grand nombre de colonies constitue une atteinte aux droits fondamentaux des Palestiniens, y compris au droit à la propriété, à l’égalité, à un niveau de vie convenable et à la liberté de circulation. Les conséquences désastreuses entrainées par la modification de la carte géographique de la Cisjordanie, perpétrée par les autorités israéliennes, empêchent les Palestiniens de jouir de leur droit à l’auto-détermination et de vivre dans un Etat palestinien viable”.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Ensuite, l’association “B’Tselem” reproche aux forces d’occupation israéliennes d’avoir créé en Cisjordanie un “régime de division et de discrimination”, sous lequel existent deux systèmes de droit différents pour un même territoire. Il y a donc un système pour les colons, “ce qui entraîne de facto l’annexion de leurs colonies à Israël et accordent aux colons les droits civiques d’un Etat démocratique”. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;L’autre système repose , selon l’association israélienne “B’Tselem”, sur le droit militaire, ce qui fait que les Palestiniens “se voient privés de leurs droits et de toute possibilité d’exercer une quelconque action dans la mise en forme du pays, dans lequel ils vivent”. La critique de “B’Tselem” va même plus loin: “Sous un tel régime, des centaines de milliers de dunam (= 1000 m2) de terrains ont été volés, alors qu’ils étaient habités par des Palestiniens. Ces terrains ont été utilisés pour établir des dizaines de colonies qui ont été peuplées de centaines de milliers de citoyens israéliens”.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Au vu d’une telle politique d’apartheid, qui foule aux pieds le droit des gens, il est évident qu’Israël ne cherche&amp;nbsp; pas la paix et ne&amp;nbsp; veut pas d’un Etat palestinien indépendant. Au cours de ces vingt dernières années, le nombre de colons a triplé, ce qui signifie que les bulldozers israéliens sont toujours au travail en Cisjordanie, quelle que soit la situation politique, peu importe donc si le gouvernement de Tel Aviv&amp;nbsp; a une étiquette de gauche ou une étiquette de droite.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Bernhard TOMASCHITZ.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;(article paru&amp;nbsp; dans “zur Zeit”, Vienne, Nr. 5/2013; &lt;a href=&quot;http://www.zurzeit.at/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;http://www.zurzeit.at/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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